Partir en Islande : les meilleures périodes pour la météo et les activités

Un vol direct Paris-Reykjavik dure à peine plus de trois heures, mais il suffit de poser le pied sur le tarmac islandais pour sentir qu’on a changé de planète. Ici, la lumière joue avec les reliefs, le vent s’invite sans prévenir, et la météo dicte ses lois à qui veut bien l’écouter. Choisir le bon moment pour partir en Islande ne relève pas d’un simple calcul de vacances scolaires : c’est une invitation à composer avec la nature à l’état brut, et à s’ouvrir à des expériences qui ne ressemblent à nulle autre.

Quand partir en Islande : les meilleures saisons

Le choix de la période pour découvrir l’Islande se fait en fonction des envies profondes de chaque voyageur. Entre juin et août, le pays s’habille d’une lumière quasi permanente : les jours n’en finissent plus, et la sensation de liberté explose. Les routes du Cercle d’Or, les fjords de l’Ouest, ou encore les paysages multicolores du Landmannalaugar deviennent alors accessibles, invitant à des aventures sans contrainte d’horaires.

Pendant l’été, la fraîcheur reste agréable, parfaite pour sillonner les chemins ou s’attarder devant des panoramas qui changent à chaque virage. Pour ceux qui préfèrent l’intimité des espaces moins fréquentés, le printemps et l’automne offrent un calme rare. Au printemps, les champs fleurissent, la verdure s’installe, tandis que l’automne teinte montagnes et vallées de couleurs chaudes, comme un dernier feu d’artifice avant l’hiver.

Lorsque la lumière décline, l’Islande révèle un tout autre visage. De septembre à mars, la neige recouvre les paysages, les aurores boréales se faufilent dans la nuit et Reykjavik s’anime de festivals. S’immerger dans les eaux chaudes du Blue Lagoon, entouré de givre, après une journée d’exploration, devient une expérience qui marque les esprits.

Pour mieux saisir l’atmosphère de chaque saison, voici ce que chacune réserve :

  • Soleil de minuit en été : la possibilité de parcourir l’île sans se soucier de la nuit.
  • Aurores boréales en hiver : un spectacle céleste qui bouleverse les repères.
  • Printemps et automne : des périodes plus paisibles, où la lumière et les teintes du paysage évoluent sans cesse.

Adapter son voyage à la saison choisie, c’est multiplier les chances d’être surpris, que ce soit sous la clarté d’un été sans nuit ou au rythme hypnotique des aurores boréales hivernales.

Les activités incontournables selon la saison

Printemps et été : l’apogée des randonnées et de la nature en fête

De mai à août, ceux qui rêvent de grands espaces trouvent leur terrain de jeu. Les longues journées invitent à explorer les pistes du Landmannalaugar, entre montagnes bariolées et sources chaudes naturelles. À Thingvellir, classé par l’UNESCO, la terre s’ouvre littéralement sous les pas, exposant la faille qui sépare deux continents.

Pour varier les plaisirs, plusieurs expériences s’imposent durant cette saison :

  • Suivre le sentier mythique du Laugavegur, reconnu pour la diversité de ses décors.
  • Se laisser envelopper par la brume des cascades de Seljalandsfoss et Skogafoss, véritables emblèmes du sud du pays.
  • Arpenter la péninsule de Snaefellsnes et contempler la silhouette de Kirkjufell, montagne aux allures de carte postale.

Automne : des paysages flamboyants et les premières aurores

L’automne islandais offre une lumière tamisée, des forêts et prairies qui virent au rouge, à l’orange et à l’or. Dès la mi-septembre, les aurores boréales esquissent leurs premières arabesques dans l’obscurité. C’est le moment d’aller jusqu’au canyon de Fjadrargljufur ou de s’arrêter au lagon Jokulsarlon, où les blocs de glace flottent à la dérive avant d’échouer, scintillants, sur le sable noir de Diamond Beach.

Hiver : l’Islande féérique sous la neige et les aurores

L’hiver transforme le pays en décor de conte. Reykjavik se pare de marchés de Noël et de concerts, la campagne plonge dans la quiétude. L’observation des aurores boréales devient un sport national : on scrute le ciel à Akureyri ou au bord du lac Myvatn, loin des lumières urbaines. Les glaciers, comme le Vatnajökull, ou les parcs nationaux tels que Skaftafell, se découvrent autrement : balades en raquettes, exploration de grottes de glace, bains chauds en plein air.

Pour rythmer la saison froide, ces activités font figure d’incontournables :

  • Observer les aurores boréales loin de toute pollution lumineuse, autour d’Akureyri ou du lac Myvatn.
  • Profiter du Blue Lagoon, eaux turquoise et vapeur, pendant que la neige tombe.
  • Visiter les grottes de glace creusées dans le Vatnajökull, pour une aventure qui sort de l’ordinaire.

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Conseils pratiques pour réussir son séjour en Islande

Préparer son itinéraire

Un parcours bien pensé change tout. Selon la saison et les envies, chaque étape se mérite : les geysers de Geysir, la puissante Gullfoss, ou la célèbre route circulaire qui fait le tour de l’île. Pour ceux qui veulent maximiser leurs chances d’apercevoir les aurores boréales, des applications comme Aurora Forecast permettent de suivre l’activité en direct.

Location de voiture et déplacements

Prendre le volant reste la meilleure option pour explorer l’Islande à sa guise, surtout pour accéder aux recoins éloignés. Les agences telles que Lava Car Rental louent des véhicules adaptés aux routes parfois éprouvantes de l’hiver. Ceux qui préfèrent ne pas conduire peuvent consulter le site Public Transport, qui recense les itinéraires et horaires de bus à travers l’île.

Où dormir en Islande

Réserver son hébergement à l’avance limite les déconvenues, surtout en été, lorsque Reykjavik affiche complet. La capitale propose une gamme variée : du Sand Hotel au Kex Hostel. En dehors des grandes villes, des adresses comme Skyrhusid Guest House, près de Jokulsarlon, ou les Aurora Cabins à Höfn, promettent une expérience authentique et au calme.

Ce qu’il faut savoir pour voyager en toute sécurité

La météo joue parfois des tours imprévus. Avant chaque départ, consulter Safe Travel permet de connaître les conditions ou alertes du moment. Certains volcans, comme Fagradalsfjall, rappellent que la terre reste en mouvement. Garder une marge de manœuvre dans le programme et écouter les conseils des locaux en cas de changement soudain s’avère judicieux.

Budget et dépenses sur place

Voyager en Islande demande d’ajuster son budget. L’hébergement, les repas et les activités représentent un certain coût, mais des outils comme Kayak facilitent la comparaison des vols et des services pour mieux maîtriser les dépenses. Une bonne anticipation permet d’éviter les mauvaises surprises et de savourer chaque instant.

L’Islande ne dévoile jamais tous ses secrets d’un coup. Que l’on parte sous l’éclat du soleil sans fin de juin ou au cœur des longues nuits hivernales, chaque séjour laisse une empreinte durable, et l’envie, déjà, de revenir pour voir ce que la prochaine saison réserve.