Relativiser la perception du temps


Le rapport entretenu avec le temps qui passe diffère bien entendu d’une culture à une autre.
Au-delà de la question de la ponctualité, notre rapport au temps représente, souvent, un véritable trait culturel.
Les différences sont bel et bien présentes suivant les continents.
C’est donc inévitablement le cas en Asie : 30 minutes en Thaïlande signifie souvent 3 heures, « pas loin » en Malaisie est encore à 15 pâtés de maisons d’où tu te trouves, 120 kilomètres en bus au Vietnam se feront, au moins, en 4 heures, assis sur une banquette un peu raide avec parfois, un coq dans un carton juste à côté de toi !

Bref, quand t’as survécu aux bus là-bas, ou tout autre moyen de transport, tu deviens aussi zen qu’un moine bouddhiste face aux tracas du quotidien!!!
La notion du temps reste donc extrêmement subjective.
Inutile de vous dire que la nôtre à drastiquement évoluée depuis cette aventure Asiatique.

Quand le bus te dépose en « gare routière » pour prendre un taxi. En fait, il te dépose dans la rue, et c’est une mobylette qui t’acheminera jusqu’à la guest-house ! Quy Nhon – Vietnam
Aménagement maison pour attendre les clients ! Tuk tuk à Siem Reap – Cambogde

La flexibilité Asiatique

Il faut se rendre à l’évidence, rien n’est immuable en Asie, la flexibilité reste le maître-mot.
Moins organisés, les gens ont l’habitude d’effectuer plusieurs tâches en même temps. Ainsi, ils ne distinguent pas le temps professionnel du temps personnel, familial. Pour eux, rien de plus naturel que d’interrompre le travail pour répondre à un appel familial, par exemple.

Les emplois du temps ne sont pas véritablement « fixes ». Ils peuvent en effet être modifiés, car l’activité est plus importante que le moment précis pour la réaliser. En Asie, il n’existe pas, comme en Occident, de gestion exacte du temps. Il est tout à fait courant que les délais ne soient ainsi pas respectés. Une plus grande place est laissée aux hasards, aux événements inattendus. Cela peut dérouter le voyageur au début. Par la suite, en restant longtemps sur ce continent, on s’adapte à ce rythme sans grande difficulté.

Le temps d’une pause dans un parc de Singapour
La dame fait une petite sieste ! Marché devant le Parc Historique de Sukhothaï – Thaïlande
Dans un petit supermarché, une subite envie de dormir ! Sukhothaï – Thaïlande

Restez zen face aux imprévus

S’il y a bien une chose essentielle que l’on apprend en voyage, c’est de gérer les imprévus. En effet, cela fait partie intégrante d’un voyage au long cours.
Du coup, à notre retour en France, on a puisé dans cette expérience pour en faire une philosophie de vie.
Montpellier, l’autre jour, 1 heure 10 de tram (à cause d’incidents sur la ligne) pour se rendre à un événement à 7 kilomètres d’ici.
Autant, on imagine notre énervement il y a quelques mois, comme quand faire 30 minutes de route pour manger chez des amis nous ont semblé une éternité…autant maintenant, on arrive finalement à rester zen et c’est, quelque part, reposant.
Il y a des choses contre lesquelles on ne peut pas « lutter », on ne peut pas tout contrôler…Il faut l’accepter et laisser faire.

Moines bouddhistes à Chiang Mai – Thaïlande
L’heure de la sieste …Kanchanaburi – Thaïlande

Finalement, à l’image des 6 pays visités, nous nous sommes adaptées au grand principe de ces pays d’Asie : vivre l’instant PRESENT. C’est une telle source de sérénité lorsqu’on est prêt à lâcher prise…Vivre l’instant présent, c’est aussi moins de stress, c’est être moins impatients de vivre les instants futurs…
Réussir à “prendre le temps” observer la vie qui se déroule devant nos yeux, “vivre ce présent”, cela, on le sait aujourd’hui, ça n’a pas de prix. 

« Mon passe-temps favori, c’est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre son temps, vivre à contretemps » Françoise Sagan

Se lever tôt et profiter de la beauté des rizières en terrasse à Bali – Indonésie

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