Rencontre avec l’ailleurs

Après nos 6 mois en Asie du Sud Est, quelles leçons de vie avons-nous appris après un tel voyage ?
En voici quelques unes…Dans la globalité, on se rend surtout compte que le monde n’est pas si effrayant que ça. Au final, c’est donc une constatation plutôt rassurante !
Non, le monde et ses habitants ne sont pas si sauvages et dangereux qu’on aimerait nous le faire croire.
Souvent, nos avis et nos jugements sont trompés par une actualité anxiogène mis en avant par les médias. Des gros titres avec des nouvelles négatives laissent penser que tout est sombre, alors que la réalité est souvent bien différente.
Le voyage casse les a priori et facilite aussi l’ouverture d’esprit.
Après cette expérience en Asie, notre façon, de voir le monde a en effet changé.

Fabriquer son couteau avec un maître-artisan près d’Hanoï, Vietnam
En route, en métro, pour « Little India », quartier Indien de Singapour
Les cérémonies traditionnelles à Bali – Indonésie

La beauté bienviellante du monde

Même si cela vous apparaîtra « simpliste », le monde est beau…
En voyageant, on comprend qu’il existe d’innombrables sources d’espoir. En effet, pour l’immense majorité des populations rencontrées, les gens restent ouverts. Ils aiment échanger avec les étrangers, ils sont accueillants et bienveillants. Ce n’est finalement pas important d’où nous venons, si nous ne nous ressemblons pas, comment nous parlons, ou ce en quoi nous croyons.
Les différences apparentes sont là pour nous inciter à nous découvrir et nous accepter sans crainte.
Voyager, c’est apprendre à ne plus avoir peur de l’autre et à faire voler en éclats les clichés et les préjugés. Voyager, c’est parfois se rendre compte que nous avons une certaine facilité d’adaptation.
Il existe plein de lieux magnifiques avec des gens géniaux qui les habitent. Ne cherchons pas ce qui va nous opposer, mais plutôt ce qui nous rassembler.
N’oublions pas l’Essentiel : nous sourions tous dans la même langue…

Rencontre « en terre inconnue » avec une tribu Cham, Phan Rang – Vietnam

Voyager, une philosophie de vie ?

Ce premier voyage au long cours nous a donc fait évoluer à plus d’un titre. Partir en voyage, ce n’est pas juste de simples « vacances ». Non, le voyage devient une véritable valeur, comme une philosophie de vie. C’est à la fois découvrir d’autres cultures sur d’autres continents, mais aussi et avant tout se découvrir soi-même. C’est donc, pour beaucoup d’entres nous, un « voyage intérieur » en quelque sorte.
Ainsi, l’aventure amène à se questionner sur son propre mode de vie, la société d’où on vient et celle où on es, sa place dans le monde, etc…

Beaucoup de voyageurs au long cours passent par cette étape à la période du retour. Il faut avouer que c’est parfois déstabilisant.
Ce que l’on retiendra surtout, c’est que, quel que soit votre âge, le voyage « fait grandir ».
« Voyager, c’est partir à la découverte de l’autre. Et le premier inconnu à découvrir, c’est vous… » Oliver Föllmi

Partager un retour en bateau avec un voyageur Coréen, Penang Island – Malaisie
Le fabuleux spectacle, chaque soir, dans Marina Bay Sands, Singapour

Le rapport au Temps

Il semble évident qu’un premier voyage au long cours, cela change complètement le rapport que l’on a au temps. Dans la vie quotidienne sédentaire, le rythme n’est ainsi pas le même. Qui n’a pas cette sensation de « courir » tout le temps : vite, vite, tout va souvent trop vite ! Le fait de se poser, prendre le temps, profiter reste un concept fort abstrait dans notre mode de vie Occidentale… Cela est, en effet, souvent considéré comme un luxe peu rentable, tout au plus un loisir que l’on arrive à s’octroyer quelques jours dans l’année.

Partir à l’aventure plusieurs mois, c’est, de fait, rester maître de son temps. Vous êtes libre de choisir votre rythme et votre destination au jour le jour. C’est l’essence même du voyage : être en perpétuel mouvement au rythme que vous décidez de prendre. Une véritable sensation de liberté.

Conducteur de tuk-tuk en pause! Siem Reap – Cambodge
Ne rien faire, Langkawi Island – Malaisie

La gratitude ressentie

Voyager à travers le monde rappelle l’importance des besoins vitaux. On l’a bien vu en Asie du Sud Est : l’eau, la nourriture, un abri pour dormir ; c’est encore tant de choses qui ne sont pas accessible à tous.
(je crois que le pays le plus pauvre visité restera le Cambodge.)
On prend alors conscience de ce que l’on a. Cela permet ainsi de l’apprécier à sa juste valeur au lieu de se focaliser sur ce que nous n’avons pas.
Cela vous apprend donc à relativiser sur votre situation d’Occidental.
De retour en France, il est souvent compréhensible de se sentir en décalage avec la société de consommation excessive. Du coup, vous ressentez un peu moins le besoin de posséder des « choses ».
La gratitude, c’est savoir dire MERCI à la vie pour avoir mis ce long voyage sur notre chemin. C’est être reconnaissant envers les personnes et les choses qui nous entourent pour ce qu’elles nous apportent.

Enfants travaillant dans les champs, Kampot – Cambodge
Vendeurs ambulants autour du Lac Hoan Kiem à Hanoï – Vietnam

Pour conclure, on dira que voyager rend plus positif et plus confiant en l’humanité. Cela vous fait aimer les gens, car vous prenez le temps de faire attention aux autres. Par conséquent, cela aide, lorsque vous n’êtes plus en voyage, à adopter une attitude plus ouverte, plus tolérante envers les autres.
Et puis, on est tous différents, ce qui nous fait un point commun…

La première étape de notre tour d’Asie : Little India – Singapour

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